Le Contrat urbain de cohésion sociale :
une nécessité
Villeneuve-la-Garenne est une commune récente. Elle a connu un accroissement rapide de sa population entre les années 1950 et 1970. Période correspondant aux constructions massives de logements sociaux sur de grandes parcelles privées, notamment suite à l'appel de l’abbé Pierre en 1954 pour le retour des rapatriés d’Algérie (1962).
La population totale avoisine aujourd’hui les 25 000 habitants, la construction du nouveau quartier d’habitation « Villerenne » ayant drainé la venue de près de 3 000 habitants nouveaux.
Son profil social contraste avec celui du département. Les caractéristiques de la population villenogarennoise se rapprochent de celles des grands ensembles de la région : forte proportion de jeunes, part importante d’étrangers et de familles nombreuses, taux de chômage relativement élevé. Les habitants de Villeneuve-la-Garenne sont globalement en situation de fragilité, notamment sur les ZUS Caravelle et Seine Sablière. Une fragilité qui fait apparaître de nombreux besoins quotidiens (éducation, santé, emploi, mobilité, accès aux droits et à la citoyenneté, insertion dans la vie sociale et économique…) et conduit aujourd’hui à lancer un Contrat urbain de cohésion sociale.
La population totale avoisine aujourd’hui les 25 000 habitants, la construction du nouveau quartier d’habitation « Villerenne » ayant drainé la venue de près de 3 000 habitants nouveaux.
Son profil social contraste avec celui du département. Les caractéristiques de la population villenogarennoise se rapprochent de celles des grands ensembles de la région : forte proportion de jeunes, part importante d’étrangers et de familles nombreuses, taux de chômage relativement élevé. Les habitants de Villeneuve-la-Garenne sont globalement en situation de fragilité, notamment sur les ZUS Caravelle et Seine Sablière. Une fragilité qui fait apparaître de nombreux besoins quotidiens (éducation, santé, emploi, mobilité, accès aux droits et à la citoyenneté, insertion dans la vie sociale et économique…) et conduit aujourd’hui à lancer un Contrat urbain de cohésion sociale.
Forte présence des logements locatifs sociaux
Pour des raisons historique et de solidarité, le parc locatif social est une dominante. En effet, si selon la loi SRU, le taux de logements sociaux sur la commune s’élève à 54,5 %, les patrimoines de l’OGIF (Caravelle) et de la SEM de Villeneuve-la-Garenne (quartier Jean-Moulin) non conventionnés constituent du logement social générant un taux de logements sociaux réel de 72 %.
Villeneuve-la-Garenne figure ainsi parmi les communes de la région parisienne disposant de la plus forte densité de logements à loyer modéré.
Villeneuve-la-Garenne, ville la plus jeune du département
La structure démographique de la population est caractérisée par une surreprésentation des classes d’âge jeunes (37,8% de la population a moins de 25 ans soit 7,9 points de plus que la moyenne départementale) et une sous représentation importante des personnes âgées.
Depuis 1990, le taux de familles nombreuses ne cesse de croître. En 1999, la taille moyenne des ménages s’élevait à 3,36 personnes sur la ZUS Caravelle (soit la moyenne la plus élevée des ZUS du département). À l’inverse, les Quartiers Sud présentent une structure démographique fortement marquée par le vieillissement de la population et la prégnance de ménages de petite taille (plus de la moitié des ménages comptent deux personnes ou moins). Enfin, il est important de noter que la ville compte un taux très important de familles monoparentales (20%).
Une situation sociale et professionnelle fragile
On dénombre une forte proportion d’ouvriers et d’employés (près de la moitié de la population communale en 1999). Les retraités, eux, représentent un quart de la population. Enfin, on constate une sous représentation des cadres et des chefs d’entreprises (8,5 % de la population en 1999). Villeneuve-la-Garenne se caractérise donc par une forte précarisation de la population et une importante concentration de ménages à faibles revenus.
- Des revenus faibles
- Accès à l'emploi difficile
Autre difficulté : les ZUS de Villeneuve-la-Garenne sont marquées par un phénomène de spécialisation ethnique. Plus de la moitié des ménages villénogarennois ont une personne de référence étrangère soit 57% de la population en 1999 (pourcentage qui n’intègre pas les immigrés ayant obtenu la nationalité française). La proportion des étrangers était de 19,4% en 1999 contre 11,5% pour la moyenne du département et 17,9% pour les communes de la boucle Nord des Hauts-de-Seine.