Favoriser l’emploi

et le développement économique

 
Le diagnostic de la ville en matière d’emploi et de développement économique fait état d’un chômage important sur la ville (18,5% en septembre 2006) surtout chez les jeunes (+ de 30 %). Ainsi, depuis 1991, le taux de chômage sur la ville a connu une courbe croissante avant de commencer récemment à s’infléchir, passant de 11,8% en 1991 à 20,6% début 2006. (Source : ANPE)
 
  • Le quartier de la Caravelle concentre 28% des demandeurs d’emplois. On retrouve le même taux dans les Quartiers Sud. Au total, plus de la moitié des demandeurs d’emplois résident à la Caravelle et dans les Quartiers Sud.
  • En décembre 2005, 711 personnes étaient bénéficiaires du RMI, contre 658 en 2004 (hausse de 8,1% du nombre de Rmistes).
  • 59 % des chômeurs Villénogarennois ont un niveau scolaire inférieur ou égal à la classe de troisième.
  • 34% des demandeurs d’emploi recherchent un emploi depuis plus d’un an (14% ont plus de 50 ans).
emploi
 
15,3 % des demandeurs d’emplois de décembre 2005 (inscrits comme catégorie 1 des demandeurs d’emploi de l’ANPE) ont moins de 25 ans. Tous ne sont pas inscrits à l’ANPE. Étant donné la réalité de ce diagnostic, l’État, le Département et la commune conviennent d’accorder la priorité à l’accès à l’emploi des jeunes issus des quartiers en difficulté et à la revitalisation économique de ces mêmes quartiers, notamment dans le cadre des opérations de rénovation urbaine. Les orientations retenues sont les suivantes :
  • La définition des populations concernées, le repérage et l’accompagnement des personnes en priorité les 16-25 ans titulaires d’un diplôme ou non et non couverts par les dispositifs ordinaires d’accès à la formation et à l’emploi ou de prise en charge sociale.
  • Accueillir et suivre les demandeurs d’emploi, améliorer leur accès à la formation et à l’emploi, développer les étapes de parcours avant l’accès à l’emploi. Ceci passe notamment par le soutien aux dispositifs existants, le Plan local d’insertion par l’emploi relevant de la compétence de l’État, du Département, des communes de Villeneuve-la-Garenne et d’Asnières-sur-Seine, de la Mission locale et de l’IFOC. Cette démarche sera développée au travers de la Maison de l’emploi intercommunale.
chantier
  • La mise en oeuvre de la Charte locale d’insertion définie en application de la convention de rénovation urbaine des Quartiers sud et validée en septembre 2006 par tous les partenaires, notamment pour l’accès à la formation et à l’emploi dans le secteur des BTP et tous les secteurs d’activité couverts par les démarches de gestion urbaine de proximité. Une cellule emploi, pilotée par le PLIE, sera créée à cet effet en partenariat avec les maîtres d’ouvrage et les partenaires de l’insertion professionnelle.
  • Le développement de l’insertion par l’activité économique. Entreprises d’insertion et associations intermédiaires doivent être associées aux projets de rénovation urbaine et de développement économique. Elles constituent des marches vers l’emploi par un accompagnement social des personnes et des mises en situation de travail développant l’expérience et la qualification.
  • Favoriser le développement des emplois aidés.
  • La mise en cohérence de l’offre et de la demande d’emplois au profit des populations résidant dans les territoires prioritaires dans le cadre du développement des zones industrielles, commerciales ou artisanales proches. Au-delà de leurs marchés habituels, et compte tenu des projets économiques en cours et à venir, il est souhaitable que les entreprises artisanales villénogarennoises puissent offrir des garanties et répondre aux appels d’offres des futurs chantiers. C’est par une professionnalisation de leur savoir-faire et la maîtrise de leurs compétences techniques que ce secteur continuera à offrir des emplois. Il en va de même pour les métiers de service dans les secteurs de la distribution, de l’hôtellerie et de la restauration. Cette mise en cohérence s’effectuera directement avec les structures Emploi du territoire amenées à accueillir, accompagner et qualifier un nombre plus important de demandeurs d’emploi et ainsi répondre mieux aux offres de postes à pourvoir (3 800 emplois à venir).