La Seine

 
Le double repli que forme la Seine en aval de Paris constitue une presqu'île, dite " de Gennevilliers ", qui comprend 5 communes du département des Hauts-de-Seine : Asnières, Colombes, Bois-Colombes, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne.

C'est à l'extrémité de cette presqu'île que se sont fixés les premiers habitants de Villeneuve-la-Garenne.

Mais cet espace marécageux, qu'aucune défense naturelle ne protège, est soumis aux caprices du fleuve et à ses inondations dévastatrices.
 
 
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Avec l'ouverture de la ligne de chemin de fer du Nord, Villeneuve-la-Garenne devient un lieu de villégiature pour les Parisiens.

Sur les quais s'élèvent des propriétés dont les dépendances rejoignent le boulevard Gallieni et que les propriétaires habitent à la belle saison. Certaines de ces " folies " témoignent encore de cet art de vivre révolu, comme au 23 quai d'Asnières où l'ancienne demeure de mademoiselle Dupont du Chambon, artiste-lyrique du siècle dernier, abrite aujourd'hui le Centre culturel municipal. Ces bourgeois parisiens s'adonnent aux joies du canotage, se restaurent et dansent dans les guinguettes établies le long du fleuve.

Les peintres impressionnistes ne sont pas restés insensibles aux attraits de Villeneuve. A Gennevilliers, Manet reçoit tous ses amis impressionnistes et leur fait découvrir cette campagne et ce fleuve qu'il aime tant. L'un d'eux, Alfred Sisley, inspiré par le paysage offert à sa vue, peint deux tableaux de Villeneuve. Spécialiste de l'eau, il représente d'abord la Seine puis ordonne, autour d'elle, le reste de sa composition.
 
Retrouvez les œuvres d'Alfred Sisley peintes durant ses séjours à Villeneuve-la-Garenne sur les sites suivants :
Reproduction de la toile conservée au Kimbell Art Museum intitulée (Fort Worth, Texas)
"Pêcheurs étendant leurs filets" (site en anglais).

Reproduction de la toile conservée au Metropolitan Museum of Art (New York) intitulée
"Le Pont de Villeneuve-la-Garenne" (site en anglais).

Reproduction de la toile conservée au musée de l'Hermitage (Saint-Pétersbourg) intitulée
"Villeneuve-la-Garenne" (site en anglais).
 
Les chantiers navals font leur apparition sur les berges de la Seine à la fin du 19ème siècle.


Les premiers sont les établissements Rarchaert, fondés en 1880, dont les activités sont la construction et la réparation de bateaux de tous types ; puis les Chantiers navals du Nord, les Chantiers Vandenbossche (1898) et les Chantiers navals franco-belges (1918).

Ces chantiers construisent les péniches pour l'exposition des Arts décoratifs de 1925. Ils lancent le premier convoi poussé fluvial d'Europe. Un dispositif breveté permet à ces convois d'épouser les sinuosités du fleuve et de franchir sans dommage une petite houle. Se spécialisant dans le matériel de dragage et de travaux publics, ils construisent des dragues suceuses qui sont adoptées par les ports de mer.

 
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Reconvertis en Chantiers navals de haute mer, ils assemblent 100 remorqueurs de pleine mer, de 80 à 1 500 ch. Plus récemment, ce sont le voilier de Jean-Louis Etienne, L'Antartica, et le plus grand trois mâts de croisière du monde, Le Ponant, qui sortent des ateliers de Villeneuve-la-Garenne.

Le successeur des Chantiers navals franco-belges, la Société française de construction navale, cesse ses activités en 1992, pour renaître à Lorient. La construction navale disparaît ainsi de Villeneuve. Mais la friche industrielle laisse place à un ambitieux programme immobilier, la ZAC Villerenne.

Subsistent encore à Villeneuve des activités de réparation et d'aménagement de péniches (les Chantiers Van Praet et Vandenbossche) et l'entreprise Teurnier, spécialisée dans le renflouement des bateaux avec des scaphandriers à l'ancienne.

Pour plus d'information : Bâteau Le Marie-Louise
 
Retrouvez des informations sur L'Antartica et Le Ponant sur les sites suivants :
Site de la Compagnie des Iles du Ponant, propriétaire du bateau Le Ponant, qui en propose une visite virtuelle.
 
Ce fleuve qui fit la richesse de Villeneuve-la-Garenne causa aussi, en de nombreuses occasions, son malheur.
En effet, dépourvue d'obstacles naturels, la plaine est inondée à chaque grossissement du fleuve.