Naissance d'une ville neuve

 

Villeneuve-la-Garenne est la dernière ville créée dans le département de la Seine, le 9 avril 1929, avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale.

 
 
 

Pendant la Révolution de 1789, les hameaux de Villeneuve-la-Garenne et des Grésillons sont rattachés à Gennevilliers.




En 1886 un citoyen de Villeneuve, Weber, apporte une pétition demandant que désormais, les élections locales se fassent par section, en proportion du nombre des électeurs, au village, aux Grésillons et à Villeneuve.


Les habitants de Villeneuve pensent obtenir ainsi un meilleur partage des responsabilités au sein du Conseil municipal. Mais celui-ci rejette leur demande. C'est le Conseil général de la Seine qui, alerté, décide de donner satisfaction aux pétitionnaires.




(carte postale colorisée illustrant Villeneuve au début du XXe siècle)
 

Les hameaux sont alors d'importance sensiblement égale et en pleine expansion. De 1856 à 1896, la population passe de 987 à 2422 habitants.


En vertu de la loi du 5 avril 1884, si plus du tiers des électeurs d'une section demande (par pétition adressée au Préfet) l'autonomie, sa demande doit être prise en considération et sa requête étudiée par trois commissaires-enquêteurs et une commission syndicale.

En 1894, le rapport est remis. Les raisons invoquées pour la séparation portent sur :

  • la différence de goût et d'origine entre les deux noyaux d'habitants ;

  • la mauvaise répartition des dépenses (pour l'entretien des routes, l'éclairage au gaz et l'installation de bornes-fontaines) entre les trois sections de Gennevilliers, au détriment de Villeneuve ;

  • la viabilité de la nouvelle commune, sans augmentation sensible de ses charges contributives ;

  • la trop grande distance entre le hameau et les édifices communaux et le cimetière, aucun moyen de transport ne comblant cette lacune.

Aucune suite n'est donnée à ce rapport. En 1896, le processus reprend. Nouveaux refus du commissaire-enquêteur, du Conseil municipal de Gennevilliers (11 juin 1897) et du Conseil général (rapport du 7 décembre 1897). Selon le commissaire-enquêteur, les divergences de vues et de moeurs entre les habitants sont réelles mais tendent à disparaître. De plus, la séparation entraînerait la construction d'une nouvelle mairie et d'un nouveau cimetière. Mieux vaut le statu quo.