Villeneuve en rose

Agents de la Ville et élus se sont mobilisés à l'occassion de la journée de sensibilisation pour le dépistage du cancer du sein.  / ©Frédéric Fournier - Mairie de Villeneuve-la-Garenne
Du 01 octobre au 31 octobre 2020
Santé

Dans le cadre d’« Octobre Rose », campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein plusieurs actions ont été menées sur la Ville, dont un atelier d’autopalpation à la Croix-Rouge et un ciné-débat au cinéma André-Malraux.

Jeudi 8 octobre, les Villenogarennois se rendant à l’Hôtel-de-Ville ou dans certains équipements municipaux,  ont eu la surprise de voir agents, animateurs et élus vêtus d’un tee-shirt rose. Un moyen de sensibiliser, pendant une journée, au dépistage du cancer du sein dans le cadre de la campagne « Octobre Rose ». En matinée, rendez-vous était donné au centre médical de la Croix-Rouge pour un atelier d’autopalpation mammaire en présence de plusieurs élues : Fatima Aaziz, Maire Adjointe en charge de la Santé, Leila Larik, Maire Adjointe chargée de l’Egalité Homme-Femme et Eduarda Rodrigues Pinto, Conseillère Municipale.

Un objectif de 70% de femmes dépistées

« Aujourd’hui en France, seulement 35% des femmes se font dépister mais notre objectif est d’atteindre très vite les 70% car le taux de guérison est de 90% si le cancer est détecté à un stade précoce, précise Elise Farnoux, chargée de prévention pour le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers d’Ile-de-France. Le dépistage auprès d’un radiologue est gratuit à partir de 50 ans. Il est très important que les jeunes femmes à partir de 25 ans aient un suivi régulier chaque année avec un gynécologue. » Ou qu’elles pratiquent l’autopalpation pour savoir si leurs seins ont changé. C’est justement l’objet de l’atelier du jour animé par Cécile Agon, chargée de prévention à la Croix-Rouge : « l’idée est de se regarder dans un miroir et d’observer ses seins tous les trois mois pour repérer quelque chose d’inhabituel», explique-t-elle. L’intervenante détaille les différentes techniques de palpation. « Des boules de différentes formes type ganglion ou petit pois peuvent se former. La tumeur cancéreuse ressemble davantage à un pépin qui ne peut pas s’écraser sous le doigt. Il y a aussi parfois des signes visibles : une croûte, des veines plus grosses ou un effet peau d’orange. » Un exercice pratique consiste ensuite à palper trois seins en silicone et à reconnaître ceux qui ont une tumeur. 

Un ciné-débat avec un médecin spécialiste pour clôturer la journée

Madeleine, 91 ans, attend son tour pour entrer dans la salle de dépistage « Cela fait très longtemps que je n’ai pas réalisé un tel examen. Je me suis dit qu’il fallait mieux être prudente », confie-t-elle. « Cette initiative a permis à de nombreuses femmes d’en savoir plus sur le dépistage du cancer du sein qui n’est pas encore assez pratiqué, souligne Fatima Aaziz. Surtout que le dépistage a lieu toute l’année à la Croix-Rouge avec une sage-femme. J’ai ressenti pendant cette journée spéciale à Villeneuve un vrai enthousiasme des élus et des agents, hommes et femmes confondus, qui ont joué le jeu en portant un tee-shirt rose. » Pour clôturer la journée, une séance ciné-débat a été organisée au cinéma André Malraux autour de la projection du film De plus belle d’Anne-Gaëlle Daval avec Florence Foresti. L’histoire d’une femme qui apprend à se reconstruire après avoir été atteinte du cancer du sein. Un long-métrage qui aborde ce thème douloureux avec humour et humanité. Le docteur Hélène Delattre-Massy, coordinatrice médicale du Centre de dépistage des cancers des Hauts-de-Seine, a ensuite répondu aux questions des participants qui portaient principalement sur l’âge à partir duquel se faire dépister. “En cas d’antécédents familiaux, il est important d’effectuer des contrôles réguliers bien avant 50 ans”, a expliqué la praticienne.

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Publié le 12 octobre 2020